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Fin du XIX-début XXe siècle.République démocratique du Congo, Afrique Centrale. Groupe Kongo/Vili. 108 x 49 x 32 cm. "Le corps criblé de lames et de clous qui constituent autant de suppliques adressées aux esprits, cette statue magique ou "nkisi" n'était nullement maléfique. Manipulée par le 'nganga" (terme que l'on peut traduire par "spécialiste du rituel", "homme -médecin", "féticheur") elle visait, au contraire, à concilier les parties, à rétablir l'harmonie du monde. Elle porte sur son buste un petit réceptacle qui renferme encore des matières organique diverses. parfois, c'est un miroir que ce type de statues accueillent en leur sein, manière idéale de dialoguer avec l'invisible...." Vous voyez que l'art primitif n'est pas si primitif que ça. Un livre excellent sur ce sujet : "La préférence pour le primitif" de Ernst Gombrich Ed. Phaidon. L'extrait est piqué dans le numéro spécial "Beaux Arts" "Chefs d'oeuvres du musée du Quai Branly. Si vous êtes à Paris ne le manquez pas.