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Les actionnistes Viennois en train de chier devant la fac de Vienne en 1968

Les actionnistes Viennois en train de chier devant la fac de Vienne en 1968

Les actionnistes Viennois sont d'abord des héritiers d'Egon Schiele, et l'expressionisme Viennois. Le corps devient un support artistique.
"Groupe d'artistes viennois, actif entre 1962 et 1968, comprenant principalement Nitsch*, Muehl*, Brus* et Rudolf Schwarzkogler. Il adopte une attitude délibérément provocatrice et agressive à l'égard des valeurs dominantes en Autriche dans les années soixante et entend briser les catégories esthétiques traditionnelles. Il prolonge d'autre part l'héritage de l'Art informel*, du Tachisme* et de l'Action Painting*, dont l'influence est initialement incontestable, notamment transmise par l'intermédiaire de Rainer* (manifeste Peinture pour quitter la peinture, 1953). De manière plus large, l'actionnisme viennois se situe dans le contexte du développement des Happenings* en Europe, et apporte une réponse spécifiquement autrichienne, largement redevable à la tradition issue de Kubin*, Schiele* et Kokoschka*, comme de la psychanalyse freudienne. Sa première manifestation publique a lieu en 1962 sous la forme d'un happening, lorsque Nitsch, Muehl et Adolf Frohner se font emmurer durant trois jours dans une cave–atelier. Elle est suivie, dès 1963, de crucifixions et éviscérations d'animaux organisées par Nitsch (fête du naturalisme psychophysique), et de ses rituels où le corps nu d'acteurs " passifs " est éclaboussé de sang ou couvert de viscères. Brus, parallèlement, réalise ses actions d'autopeinture et d'automutilation, tandis que Schwarzkogler rejoint le groupe par des séances photosymbolistes. En juillet 1965, ces artistes prennent officiellement le nom d'actionnistes viennois. Ils vont s'attacher, de manière de plus en plus agressive, aux fonctions corporelles, au cours d'exhibitions publiques qui se veulent

socialement thérapeutiques, libératrices des refoulements individuels et collectifs, tandis que Nitsch développe sa théorie du théâtre des Mystères et Orgies qu'il poursuit encore aujourd'hui dans le château de Prinzenhorn. Le mouvement atteint son apogée au cours de manifestations à caractère social et politique. La spécificité de l'actionnisme viennois réside dans des mises en scène violentes où le caractère sacrificiel et punitif doit ouvrir la voie à un processus de libération. Mais il en demeure une image complexe, assez ambiguë, résultant de l'exaltation d'une sexualité sadomasochiste et de comportements d'autodestruction qui peuvent expliquer le suicide de Schwarzkogler en 1969.
Dictionnaire d'art moderne et contemporain" Ed. Hazan
Nos actionnistes Hongrois sont quand même plus paisibles.

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