L'été du livre à Metz
Ça se passe à Metz du 5 au 7 juin, à ne pas rater!
Téléchargez le programme: Voir cette photo Voir cette photo Voir cette photo
Ça se passe à Metz du 5 au 7 juin, à ne pas rater!
Téléchargez le programme: Voir cette photo Voir cette photo Voir cette photo
C'est un livre d'une étudiante, Jeanine Sold, qui vient de sortir: La calligraphie
Vous allez tout savoir sur la caligraphie!
Extrait du 4ème de couverture:
Symbole
d'équilibre et d'harmonie, la calligraphie tient son origine
étymologique du grec kallos, beauté et graphein écrire ou dessiner.
Étroitement
liée à l'histoire millénaire des hommes, la calligraphie fait partie de
ces images qui s'offrent quotidiennement au regard, depuis l'époque
fort lointaine des premiers pictogrammes nés dans l'argile de Sumer
jusqu'aux graphies de nos alphabets actuels. À travers 12 réalisations
détaillées pas à pas, vous trouverez dans cet ouvrage, très facile
d'accès et abondamment illustré, une initiation progressive aux
écritures latines les plus importantes mais également à celles
d'inspiration hébraïque, indienne, arabe ou encore chinoise.
Vous
pourrez ainsi, grâce à cet étonnant moyen d'expression graphique,
personnaliser vos envois postaux et découvrir bien d'autres
applications pratiques à travers les différentes réalisations (pochoir,
marque-pages, arbre généalogique, album de souvenirs, etc. ). Que vous
soyez débutant, amateur éclairé, étudiant en art ou professeur, ce
livre vous séduira par sa simplicité et ses nombreux conseils pratiques.
C'est vrai, le cinéma c'est bien, mais ça ne dure pas très longtemps. Et puis comme le temps pourri semble s'éterniser, on peut se laisser tenter par la lecture (moi je ne joue pas sur Playstation). Je viens de terminer "Prisonniers du paradis" de l'auteur Finlandais Arto Paasilinna. Voilà un livre à lire par le temps qu'il fait! J'avais déjà lu "Le lièvre Vataanen" et "Petits meurtres entre amies", très bien également. C'est une écriture amusante, le genre de livre qu'on a du mal à quitter. C'est en livre de poche donc pas cher, Ed. Folio.
Maintenant si vous préférez de la lecture plus sérieuse, vous n'avez qu'à taper dans la liste de la colonne de gauche...
Voici un livre que je vous recommande, alors que je ne l’ai pas encore lu !
Mais je l’ai feuilleté. Et ça m’a l’air vraiment bien, et je ne crois pas me tromper.
« Cet essai traite de la spécificité du mouvement dans des installations artistiques qui expriment diverses formes de violence. Les installations en mouvement se démarquent des œuvres statiques par leur capacité de faire vivre au spectateur la pulsion de l’acte violent.
Inhérente à la condition humaine, la violence origine d’un part de l’instinct de survie et d’autre part de l’évolution physique de chaque individu. Parmi les modes d’expression de la violence, l’art permet de dépasser les frustrations associés aux développements de la personnalité et d’en faire le deuil en les transcendant, faisant d’elles, des symboles qui peupleront l’imaginaire et collectif. Ainsi, l’art permet d’esthétiser la violence pas sa capacité à la sublimer."
Au fil des chapitres, l’auteure propose l’analyse de quatre mode d’expression artistique : l’art corporel (Nitsch, Orlan, Kantor, Stelarc), l’art mécanisé : (Tinguely, Burden, Horn), l’art vidéographique : (Oursler, Viola) et l’art numérique (Shaw, Garrin).
‘L’installation en mouvement, une esthétique de la violence » Joëlle Morosoli
Editions : d’art le sabord collection essai.
Hier soir, Marie-Jo Bonnet était à la librairie Géronimo, pour nous présenter son dernier livre : « Les femmes artistes dans les avant-gardes ».
Je pensais que le sujet devrait intéresser pas mal d’étudiants or il n’y avait que deux étudiants du département présent : Barbara Merlo et Luc Schicharin, la colonne vertébrale de Master 2.
Discussion animeé, avec Marie-Jo, Béatrice Josse (FRAC) et moi-même. Dommage que le temps fût limité. La thèse de Marie-Jo Bonnet est la suivante (je résume et simplifie) : la place de la femme artiste n’a pas beaucoup évolué depuis le début du siècle, les œuvres d’art des artistes femmes se vendent beaucoup moins bien (les chiffres dans son livre le prouvent), le monde artistique est toujours dominé par les hommes. Moi je pense que des choses ont évolué dans le bon sens depuis le début des années 70, notamment grâce aux différents mouvements féministes, dont Marie-Jo Bonnet est une figure importante. Pour illustrer cette tendance, je vous donne quelques exemples : parmi des artistes contemporains actuels il y au moins autant de femmes que d’hommes : Annette Messager, Orlan, Marina Abramovic, Jenny Saville, Gina Pane, Gloria Friedman, Sophie Calle et j’en oublie beaucoup, d’autre part les postes à responsabilité sont de plus en plus occupés par des femmes. Exemples en ce qui concerne notre région : Directrice du FRAC, gérante de Faux Mouvement, directrice de la Synagogue de Delme, directrice du musée de Metz, directrice de la filière arts plastiques universitaire. Bien sûr, il y a encore pas mal de progrès à faire, notamment dans des écoles d’art et d’architecture (vous connaissez une femme architecte ?) mais je pense qu’on assiste à des changements des mentalités qui vont dans le bon sens. Mais comme disait Elisabeth Badinter, l’autre jour à Metz, rien n’est acquis définitivement, tout peut-être remis en cause demain.
Il s’agit donc d’être extrêmement vigilant, surtout avec le retour possible des religions intégristes. Les religions ont rarement fait bon ménage avec le féminisme.
Marie-Jo Bonnet « Les femmes artistes dans les avant-gardes » Ed. Odile Jacob
Nicolas Brun est un ancien étudiant du département. Après l'obtention du Master 2 Recherche, il continu ses recherches à l'université de Saint Etienne. Il travaille également au musée de l'art contemporain de cette ville. Il a écrit un livré : "Trois plaidoyers pour un art holographique", que je vous recommande. Surtout pour les étudiants en Master, mais également pour les étudiants qui se destinent à la recherche. Il s'agit d'un travail de recherche important, sur les problématiques posées par l'image holographique, qu'on identifie à tort comme un phénomène de foire. Dans ce livre Nicolas Brun fait le tour de toutes les problèmes, ordre technique, esthétique, philosophique.
Dans la collection "L'art en bref" aux Ed. l'Harmattan.
Je viens de terminer la lecture de deux livres : « De Kooning, vite » de Philippe Sollers aux Ed. La Différence, et « Claude Viallat » de Pierre Wat aux Ed. Hazan.
En ce qui concerne le « de Kooning », les photos et reproductions sont remarquables, surtout ceux de Willem de Kooning dans son atelier. En revanche l’écriture de Sollers est insupportable. Une écriture prétentieuse et confuse. Philippe Sollers a très à cœur de nous faire croire qu’il possède une culture infinie en arts plastiques, alors que je pense que la citation (en ce qui concerne ce livre) d’André Malraux lui va à merveille : (approximatif) « La culture c’est comme la confiture : de moins qu’on en a, de plus qu’on l’étale. »
Le deuxième livre est nettement plus intéressant. Je ne connais pas Pierre Wat, mais il analyse le travail de Claude Viallat avec beaucoup d’intelligence. Il nous montre une dimension cachée de ce travail. Du coup on découvre ou redécouvre Viallat, alors qu’on croyait connaître son travail. De plus, à la fin du livre, il y a pas mal de textes de l’époque « Support-Surface », dont Viallat est un des fondateurs. Je vous recommande ce livre.
Extrait d’un texte de Viallat (page 138):
« Exposer n’est plus s’exposer, c’est mettre un problème particulier en évidence, en question, en déséquilibre. Le peintre n’est que l’organisateur de cette mise en évidence. Le sujet est le travail, le résultat, l’image de travail. Le peintre n’est ni concepteur, ni créateur, ni un individu entre autres traversé par une époque.
Faire le travail en public n’est pas exposer un travail, mais exposer quelqu’un faisant un travail – le travail n’étant que l’acte concret qui provoque un résultat physique.
Exposer le travail, exposer l’image de son travail, s’exposer, c’est de toute manière donner une image autre d’un acte – celle qui reste, en trace de cet acte, en mémoire ou en document ou en effet, donc déformée, faussée par rapport aux impulsions qui l’ont provoquée.
Donner une raison (explication) de son travail, de ses actes, c’est les fausser encore, les amputer, les éclairer en partie, les truquer, car les déterminations sont multiples et complexes et ne peuvent se définir en nombre (celles qui se donnent sont celles qui ne sont pas refoulées) mais toutes motivent et déterminent également.
Dire, c’est aussi vouloir cacher d’abord. »
Eh oui, l'anniversaire du Castor. Le centenaire de la naissance de Simone de Beauvoir. Honte sur moi. C'était hier. Une très grande dame, dont les oeuvres m'ont marqué à tout jamais. Je pèse mes mots. "Le deuxième sexe", "Mémoires d'une jeune fille rangée". "Tous les hommes sont mortels". Si vous ne connaissez pas ses oeuvres, vous faites bien de commencer sans tarder à lire le Castor.
Vous serez plus riche.
Merci Madame.
Voici le message de Roxane Lippolis. On va faire un effort, et on ne va pas se ramollir si tôt dans l'année!!
Avec la nouvelle année ne nous ramollissons pas!
Voici un livre à recommander sur votre blog; un maximum de lucidité, 0%
de résignation! Incisif, réaliste, fin et intelligent Badiou a fait un
boulot "formidablement" remarquable!
Presque obligatoire pour les étudiants en art...
à très bientôt
Roxane
Voici un livre que je recommande surtout pour ceux et celles qui se destinent à l’enseignement. Daniel Pennac raconte souvent avec pas mal d’humour ses aventures avec les élèves des quartiers difficiles. Il a une très longue expérience dans le domaine de l’enseignement. Extrait : « Naguère on représentait le cancre debout, au piquet, un bonnet d’âne vissé sur la tête. Cette image ne stigmatisait aucune catégorie sociale particulière, elle montrait un enfant parmi d’autres, mis au coin pour n’avoir pas appris sa leçon, pas fait son devoir, ou pour avoir chahuté Monsieur Daudet, alias « Le Petit Chose ». Aujourd’hui pour la première fois de notre histoire, c’est toute une catégorie d’enfants et d’adolescents qui sont quotidiennement, systématiquement stigmatisés comme cancres emblématiques. On ne leur met plus au coin, on les colle plus de bonnet d’âne, le mot « cancre » lui-même est tombé en désuétude, le racisme est réputé une infamie, mais on les filme sans cesse, mais on les désigne à la France entière, mais on écrit sur les méfaits de quelques-uns d’entre eux des articles qui les présente tous comme un inguérissable cancer au flanc de l’Education nationale. Non content de leur faire subir ce qui s’apparent à un apartheid scolaire. Il faut en prime, que nous les appréhendions comme maladie nationale : ils sont toute la jeunesse de toutes les banlieues. Cancres, tous, dans l’imaginaire du public, cancres et dangereux : l’école, c’est eux, puisqu’on ne parle que d’eux lorsqu’on parle de l’école. Puisqu’on ne parle de l’école que pour parler d’eux. » Daniel Pennac « Chagrin d’école » Ed. Gallimard
J'ai trouvé ça dans un livre, que je n'ai pas fini de lire d'ailleurs, "Un roman Russe" de Emmanuel Carrère aux ed.P.O.L.
Je vous le recommande, c'est très bien écrit. Aucun rapport avec les arts plastiques et ça m'a fait hurler de rire, mais je suis bon public... Page 108: "Mon ami Pavel me raconte une histoire juive. C'est Abraham qui supplie Yahweh (Dieu juif): Yahweh, Yahweh, je voudrais tellement, un jour, gagner à la loterie! Je t'en supplie,Yahweh, je te conjure, je te le demande depuis tellement longtemps, accorde-moi ça, juste ça, juste une seule fois, et je ne te demanderai plus rien. Yahweh fais que je gagne à la loterie. Il pleure, il est à genoux, il se tord les mains. Finalement Yahweh surgit de la nuée et dit: Abraham je t'ai entendu, je veux t'exaucer. Mais je t'en prie, toi, donne-moi une chance. Rien qu'une fois dans ta vie, achète un billet!"
Pour éviter que vous mourez idiot, quelqu'un de bien intentionné à votre égard, m'a envoyé les références d'un livre qui vient de sortir. Ben oui, il faut le lire, même s'il n'y a pas d'images!Téléchargement la_cration_artistique.doc