Rijksmuseum

octobre 2008

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Corpus L1

  • "Le Fauvisme" Sarah Whitfield Ed. Thames & Hudson
  • "Manifeste du Futurisme" Fillippo Tommaso Marinetti Ed. Seguier
  • "Du spirituel dans l'art (et dans la peinture en particulier)" Wassily Kandinsky Ed. Denoël Gonthier
  • "Duchamp du Signe" Marcel Duchamp Ed. Flammarion
  • "Le cubisme" Maurice Sérullaz Ed. P.U.F.
  • "Lampisteries(précédées de) Sept manifestes Dada" Francis Picabia / Tristan Tzara Ed. Pauvert
  • "De Dada au Surréalisme" Louis Aragon Ed. Gallimard
  • "Art abstrait" A. Moszynska Ed. Thames & Hudson
  • "Dada à Zurich 1915-1917" Hugo Ball Ed. Presse du Reel
  • "L'enseignement de la peinture" Marcelin Pleynet Ed. Du Seuil
  • "Les Expressionnistes" Wolf Dieter Dube Ed. Thames & Hudson
  • "Vocabulaire des arts plastiques au XXe siècle" Jean-Yves Bosseur Ed. Minerve
  • "L'avant-garde Russe dans l'art moderne" Camilla Gray/Basile Dominov Ed. Thames & Hudson
  • "Le surréalisme et la peinture" André Breton Ed. Gallimard

Corpus L2

  • "L'expressionnisme abstrait" David Anfam Ed. Thames & Hudson
  • "Art, action et participation" Frank Popper Ed. Klincksieck
  • "L'existentialisme est un humanisme" Jean-Paul Sartre Ed. Folio/essais
  • "Les situationnistes (l'utopie incarné)" Laurent Chollet Ed. Découvertes/ Gallimard
  • "L'oeuvre ouverte" Umberto Eco Ed. Seuil/essais
  • "Figuration narrative et mythologies quotidiennes" Gérard Gassiot-Talabot Ed. Chambon Jacqueline
  • "Le nouveau réalisme" Pierre Restany Ed. La différence
  • "L'art moderne et l'objet" Roger Bordier Ed. Albin Michel
  • "La peinture, le geste, l'action" Margit Rowell Ed. Klincksieck
  • "Les États-Unis de la peinture" Marcelin Pleynet Ed. Seuil
  • "Le Pop Art" Lucy R. Lippart Ed. Thames & Hudson

Corpus L3

  • "L'art au corps" (le corps exposé de Man ray à nos jours) Collectif. M.A.C. galeries contemporaines des Musées de Marseille
  • "Les nouveau médias dans l'art" Michael Rush Ed. Thames & Hudson
  • "La performance" (du futurisme à nos jours) Roselee Goldberg Ed. Thames & Hudson
  • "Installations 2" (L'empire des sens) Nicolas de Oliveira / Nicola Oxley / Michael Petry Ed. Thames & Hudson
  • "Installations" (l'art en situation) Nicolas de Oliveira / Nicola Oxley / Michael Petry Ed. Thames & Hudson
  • "Les années Supports-Surfaces" Collectif. "Dans les collections du Centre George Pompidou"
  • "Annette Messager" Catherine Grenier Ed. Flammarion coll. "La création contemporaine"
  • "L'art depuis 1960" Michael Archer Ed. Thames & Hudson
  • "Arte Povera" Giovanni Lista Ed. Galerie des arts diffusion ed. Seuil
  • "Arte Povera" Maïten Bouisset Ed. Du Regard
  • "En chemin, le Land Art" thome 1: "Partir"/ thome 2: "Revenir" Anne-Françoise Penders Ed. Collection essais La Lettre Volée
  • "L'installation en mouvement" Joëlle Morosoli Ed. D'art Le Sabord

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Licence 2

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CAPES

  • N'oubliez pas votre inscription: jusqu'au 21 octobre. SIAC2 l' liens est dans "Liens'.
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Art informel.

Tapié introduit cette dénomination en 1951, lors des expositions "Véhémences confrontées'1 (galerie Nina Dausset, Paris) et "Signifiants de l'informel" (studio Faccheti, Paris). Il en esquisse la théorie dès 1952 dans « Un art autre », à propos, notamment, des pâtes de Dubuffet, Fautrier et Wols ; informel avant la lettre et figure mythique autour de laquelle s'articulent les expositions de cette tendance organisées dès 1947-1948 par Bryen et Mathieu.
Le geste que mettent en évidence ces peintres n'est pas très différent de celui des américains, mais plus lié au dessin, il ne remet pas en cause l'espace fermé du tableau. Mais pour eux aussi, le sujet peignant et sa liberté créatrice sont devenu le sujet de la peinture : «Les anciens peintres commençaient par le sens, et lui trouvaient des signes. Mais les nouveaux commencent par les signes, auxquels il ne reste qu'a trouver un sens». (Jean Paulhan, L'art informel.
Dubuffet, Fautrier, voir même Wols ne rejettent pas toute référence au visible, mais comme le souligne Damisch : «Ce que refuse le peintre «informel », c'est d'abord une certaine conception du tableau comme reflet, répétition d'une réalité ou d'un modèle, d'un esquisse même, préalablement donnés. L'informel récuse en principe toute forme de représentation aussi bien que d'imitation, de vraisemblance : et Si une image apparaît au terme de procès pictural, cette image n'a rien d'une copie, d'un portrait. Elle joue plutôt par le redoublement du signifiant, sur l'analogie peut-être préméditée, mais qui emprunte plus aux moyens picturaux qu'au référent que la matière, par son excès et ses accidents mêmes, convoque dans l'esprit.
Les démarches de ces peintres, bien que différenciées, partagent certains caractères : refus de la construction préméditée, spontanéité de l'exécution, abandon aux vertus du geste, aux propriétés physiques du matériau. On a pu distinguer un art informel à tendance figurative (Fautrier, Dubuffet, Wols) d'une tendance anti iconique (Hartung, autre figure de référence, Soulages, Schneider, Atlan, Bryen En réalité, art informel, tachisme, abstraction lyrique et gestuelle désignent, non sans confusion, des courants largement intriqués, qui font écho aux philosophies de l'époque (existentialisme sartrien, phénoménologie de Merleau-Ponty) par un engagement véhément du corps dans l'action picturale. Cette dernière se trouve cependant mobilisée dans des voies différentes : d'une part, l'expansion matiériste amalgame des médiums variés et des éléments non picturaux à ses hautes pâtes, d'autre part, l'inscription des signes et graphes renvoient à l'automatisme surréaliste ou à une "inspiration" extrême-orientale.
L'art informel s'engage dans une voie et dont les artistes ont une volonté de rompre avec un courant artistique qui leur semble désuet, stérile et contraignant. A la géométrie rigide, ils opposent des formes irrégulières, à la composition réfléchie, l'improvisation et l'accident, à la détermination l'indéterminé. Se prononçant pour toute manifestation libre de la sensibilité, des instincts et de l'énergie vitale, ils dénoncent l'art qui passe par l'intermédiaire des idées ou des concepts. L'art informel propose un contact direct avec le spectateur soit au niveau des sensations, soit à celui des sentiments.
Les peintures de Soulage ont souvent comme titre le jour où elles ont été terminées.
Il n’y a donc aucune référence à une figuration quelconque. Pour Soulages l’idée de l’abstraction c’est l’exploration de l’imaginaire et d’une expérience intérieure. En 1950 il explique : « Je travaille guidé par une impulsion intérieure, un désir de certaines formes, couleurs et matériaux, et c’est une fois qu’ils se trouvent sur la toile que je sais ce que je veux. »
Par leurs formats, les peintures de Soulages sont peut-être les proches des peintres américains, et notamment de Franz Kline. Mais la mise en page reste bien centripète.
Il explique par rapport aux titres de ses tableaux en 1991 : » Je ne comprenais pas les soi-disant peintres non figuratifs ; peintres qui donnent des titres à leurs tableaux, la plupart du temps incompréhensibles ou pseudo philosophique, En faisant cela, on oblige les spectateurs de voir des allusions ou des rebus dans
 leurs peintures . » 

Pierre Soulages "Peinture 23 mai 1953" peinture à l'huile sur toile 194,9 x 130,2 cm

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