Et voilà c'est fini! C'était sympa et un peu triste en même temps. Un peu triste car certains étudiants, surtout en L3 partent voir ce que se passent ailleurs et ils ont bien raison. Mais quand même...
J'ai mis les photos dans "barbecue 2009". Si vous voulez y ajouter d'autre photos, vous pouve me les envoyer. Bonnes vacances!

6 mai 2007, Nicolas Sarkozy est élu par 53% des Français. 6 mai 2009, 59% des Français se déclarent mécontents d'avoir Nicolas Sarkozy comme Président, selon un sondage Ifop pour le JDD. Des mécontents de plus en plus nombreux dont Rue89 a réalisé un tour d'horizon.
A la tête de cette contestation, les fonctionnaires de tous bords (profs, chercheurs, médecins, magistrats, infirmières…), pour qui l'Elysée a entrepris un régime drastique, avec le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite chaque année d'ici 2012.
Patente également est la révolte des « sans-rien », ces sans-papiers, sans-domiciles, sans-emplois… plus que les autres catégories de la population touchés pas la crise économique. Une crise que l'exécutif dit tenter d'enrayer, tout en laissant en vigueur un « paquet fiscal » en forme de cadeaux multiples pour les ménages les plus aisés.
Inquiétants enfin sont les boucliers levés tant par les acteurs de l'Education nationale que ceux de l'Enseignement supérieur. Une crise ouverte du pouvoir avec les sachants ne constitue jamais le signe d'une société en bonne santé. Décryptage.
Le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris a donné 24 heures à la société Encore Events, organisatrice de l'événement qui faisait polémique depuis sa venue à Lyon, de suspendre l'exposition. Rue89 avait été visiter l'expo lors de son arrivée à Paris. Etonnemment, peu de visiteurs s'interrogeaient alors sur l'absence de mention sur l'origine des corps exposés. (Voir la vidéo)
Visite de l'exposition Ourbody A corps ouverts
Vidéo envoyée par rue89
Visite de l'exposition anatomique de vrais corps humains "Our body, à corps ouverts" à l'espace 12 Madeleine à Paris.
"Les nouveaux intellos précaires" passent l'oral 1/3
Vidéo envoyée par rue89
En 2001, "Les intellos précaires" avait popularisé le concept des travailleurs précaires dans l'Education nationale, l'édition, le spectacle et la recherche. Huit ans après, Anne et Marie Rambach appuient sur la touche Update et offrent une nouvelle étude sur l'évolution du phénomène : "Les nouveaux intellos précaires" (Eds Stock). A l'occasion de la parution, interview des auteures. Bientôt sur http://www.rue89.com
J'ai reçu ce jeu de Fabrice Montebello:
On peut se défouler en balançant des sandales dans la tronche de Pécresse et
de Sarkosy sur le site suivant :
http://www.classement-de-
Il faut au préalable choisir son université. Le nombre de points permet à
l'Université de remonter dans le classement. Problème : l'université de Metz
n'est pas représentée ! C'est un véritable S()ANDALE ! F.
Si on peut jouer pour Metz! il faut faire défiler le bouton à gauche du tableau des universités.Allez Metz!
Dernière trouvaille du Président après une bagarre dans un lycée, la création du délit d' « appartenance à un groupement ».

Fait divers médiatique ? Réponse juridique. La méthode est désormais bien rôdée : à chaque événement spectaculaire de l'actualité, Nicolas Sarkozy propose d'introduire un nouveau délit dans le code pénal. Dernier épisode du feuilleton : la bagarre survenue dans un lycée de Gagny et, dans la foulée, la création du délit d' « appartenance à un groupement ». Efficace ? Voire, il existe déjà...
Pour protester contre la fermeture programmé de deux collèges d'enseignement secondaire de l'agglomération Messine, on les a mis en vente sur E-BAY, une première, mise à prix 1.000.000€...
http://cgi.ebay.fr/vends-college-voue-a-la-fermeture_W0QQitemZ250388963888QQcmdZViewItemQQptZFR_Immobilier_Vente?hash=item250388963888&_trksid=p3286.c0.m14&_trkparms=72%3A1526%7C66%3A2%7C65%3A12%7C39%3A1%7C240%3A1318
Un message de Greenpeace, signez la pétition!
http://www.greenpeace.org/
Communiqué du matin
L’Université est à Saint Denis aujourd’hui. Après la journée de manifestation nationale qui a rassemblé près de 100000 personnes et confirmé la force exceptionnelle de la mobilisation, la Coordination nationale des Universités, aujourd’hui réunie à Paris 8, dénonce la manœuvre médiatique et la stratégie de diversion que Valérie Pécresse a trouvées comme seule réponse à nos demandes de retrait des réformes en cours. La coordination affirme que tous les représentants de l’Université et la Recherche se trouvent en ce jour réunis à l’université Paris 8, et non au Ministère où ne se déroule qu’une parodie de consultation.
Motion 1
Comme celles du 22 janvier et du 2 février 2009, la Coordination Nationale réunie le 11 février 2009 condamne la mise en place d’une politique d’affaiblissement structurel de l’enseignement et de la recherche, la précarisation des personnels de toutes catégories, enseignants, enseignants-chercheurs, chercheurs, BIATOSS et ITA, notamment au travers de l’individualisation des carrières, de la mise en place du nouveau contrat doctoral et des suppressions d’emplois. Cette politique menace les conditions de vie, la formation et l’avenir des étudiants. La Coordination Nationale constate que toutes ces contre-réformes résultent de la loi LRU et du pacte sur la Recherche. En conséquence, elle demande en urgence que la communauté universitaire et le monde de la recherche soient consultés sur une nouvelle loi garantissant démocratie, collégialité, indépendance, liberté et égalité entre les universités et les domaines de recherche, car l’Université n’est pas une entreprise et le Savoir n’est pas une marchandise. Elle exige le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires dans les universités et les grands organismes de recherche, dont elle refuse le démantèlement. Elle soutient les mobilisations en cours. Elle constate que les ministères n’ont toujours pas retiré :
- la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degrés.
- le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs.
En conséquence la Coordination Nationale appelle l’ensemble des universités et des laboratoires à rejoindre le mouvement de grève totale, reconductible, illimitée, déjà engagée dans de très nombreuses universités.
Motion 2
La Coordination Nationale constate l’amplification et l’élargissement de la mobilisation à toute la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elle se félicite de l’appel de la Sorbonne lancé par des présidents d’université et invite tous les présidents à se rallier à ce texte. Elle condamne le caractère systématique, idéologique et économique de toutes les réformes engagées par le gouvernement : c’est toute sa politique de la recherche et de l’enseignement supérieur qui est mise en cause. La coordination dénonce la série de « réformes » que le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et le ministère de l’Education Nationale ont engagées à la hussarde sans aucune négociation :
- la loi LRU et le pacte de la Recherche
- la transformation radicale des organismes de recherche en agences de moyens
- la réforme de l’allocation des moyens aux établissements qui renforce la concurrence entre eux (modèle dit « Sympa »)
- le pilotage, par le pouvoir politique, de la Recherche et de l’Université
- la précarisation des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche et la remise en cause des statuts nationaux (EC, BIATOSS, ITA, PRAG, PRCE…)
- le démantèlement des concours nationaux de recrutement des enseignants du premier et du second degrés, et le projet de « masterisation » de la formation des enseignants
- le projet de contrat doctoral
- l’abandon de la définition nationale des DUT ainsi que du fléchage des moyens des IUT et des IUFM.
- la réforme du système de bourse sur critères sociaux
Il apparaît clair que les attaques contre l’université ne sont qu’un élément d’une politique plus générale de destruction du service public d’éducation de la maternelle au supérieur, comme en témoigne la remise en cause de la laïcité par les accords Kouchner avec le Vatican. La Coordination Nationale appelle donc à la convergence des revendications de la maternelle à l’enseignement supérieur. Elle invite les enseignants du premier et du second degrés et leurs organisations syndicales à rejoindre ce mouvement. Elle appelle à l’ouverture d’un grand débat national sur l’ensemble des dossiers contestés à l’heure actuelle et qui concernent l’ensemble de la société française.
Motion 3
Tant que ses revendications ne sont pas entendues, la Coordination Nationale maintient ses actions, à commencer par la grève. Elle appelle les confédérations syndicales à soutenir ces revendications le 18 février, lors de la rencontre avec le chef de l’Etat.
Pour renforcer le mouvement de grève initiée le 2 février, et parfois plus tôt, la Coordination Nationale appelle à des formes d’actions diversifiées qui peuvent s’inscrire dans le calendrier suivant :
- le jeudi 12 février, l’AG qui se tiendra au CNRS (siège parisien) à 10H doit rassembler le plus largement possible.
- le vendredi 13 février, à 15h, cérémonie de non remise symbolique des maquettes dans les différents rectorats et au ministère, assorties de « cœurs » comme autant de preuves d’amour pour la ministre.
- le mardi 17 février, journée massive d’information (distribution de tracts, RV communs) dans les gares.
- le jeudi 19, journée nationale de manifestations. La Coordination Nationale propose en outre l’organisation d’une manifestation nationale réunissant l’ensemble du personnel éducatif à une date proche (fin février ou début mars).
Dès maintenant, la Coordination Nationale appelle à signer le moratoire sur les expertises de l’ANR et de l’AERES (à l’appel de SLR et du C3N), à tenir et à renforcer son engagement du 2 février : « l’Université et la Recherche s’arrêtent ».
La prochaine AG de la Coordination Nationale aura lieu le vendredi 20 février à Paris Ouest Nanterre. Nous mettons à l’ordre du jour de cette AG une démission de nos fonctions administratives.
Motion 4
La Coordination Nationale condamne catégoriquement les violences policières contre la communauté universitaire, qui défend pacifiquement ses revendications légitimes. Elle dénonce la présence policière sur les campus.
> Avaient envoyés des mandaté-e-s les établissements suivants :
Université d’Aix-Marseille I
Université d’Angers
Université d’Avignon
Université de Bordeaux III
Université de Bordeaux IV
Université de Bourgogne
Université de Brest
Université de Bretagne Sud Lorient
Université de Caen
Université de Cergy
Université de Chambéry
Université de Clermont II
Conservatoire National des Arts et Métiers
CNRS
EHESS
ENS Cachan
ENS Ulm
ENS-LSH Lyon
Université d’Evry
Université de Grenoble I
Université de Grenoble II
Université de Grenoble III
IEP d’Aix
IEP de Lyon
IEP de Rennes
INALCO
IUFM de Paris
Université du Havre
Université du Maine
Université de Lille I
Université de Lille II
Université de Lille III
Université de Limoges
Université du Littoral
Université de Lyon 2
Université de Lyon 3
Université de Marne la Vallée
Université de Metz
Université de Montpellier II
Université de Montpellier III
Université de Mulhouse
Museum d’Histoire Naturelle
Université de Nancy I
Université de Nancy II
Université de Nantes
Observatoire de Paris
Université d’Orléans
Université de Paris I
Université de Paris III
Université de Paris IV
Université de Paris V
Université de Paris VI
Université de Paris VII
Université de Paris VIII
Université de Paris IX
Université de Paris X
Université de Paris XI
Université de Paris XII
Université de Paris XIII
Université de Pau
Université de Perpignan
Université de Picardie Jules Verne
Université de Poitiers
Université de Reims
Université de Rennes I
Université de Rennes II
Université de Rouen
Université de Saint-Etienne
Université de Strasbourg
Université de Toulon
Université de Toulouse I
Université de Toulouse II
Université de Toulouse III
Université de Tours
Université de Valenciennes
Université de Versailles St Quentin
Etaient représentées les organisations suivantes
Association des sociologues enseignants du supérieur
Collectif PAPERA
Collectif Pour la Défense de l’Université
Confédération des Jeunes Chercheurs
FercSup CGT
SLR
SLU
Snesup
Société de Langues et de littératures Médiévales d’Oc et d’Oïl
Société des Anglicistes de l’Enseignement Supérieur
Société des Professeurs d'Histoire Ancienne des Universités
Société française d’étude du XVIe siècle
Société française d’étude du XVIIIe siècle
Société française Shakespeare
Sud-Recherche EPST
Sud-Education
UNEF
Bonjour à tous,
Comme cela a été annoncé lors de l'intersyndicale, le Collectif UPVM
organise un départ collectif en car pour la manif nationale du mardi 10
février à Paris. Il reste des places. Départ 9h campus du Saulcy,
retour vers 22h. Prix encore incertain, dépendra du nombre de
participants. Si vous êtes intéressés, contactez avant dimanche soir
Christine Barralis (06 61 21 91 23) ou Alexandre Simon (06 13 36 17
53). Merci de diffuser cette information largement dans vos réseaux.
Merci également aux autres syndicats s'ils peuvent apporter une
contribution financière ! (NB : le Sgen Lorraine a déjà accepté de
participer aux frais).
Cordialement, Christine Barralis
Les universitaires accentuent leur pression contre la réforme de leur
statut LE MONDE | 29.01.09 | 13h52 • Mis à jour le 29.01.09 | 13h52
omment faire pour calmer le mécontentement des enseignants-chercheurs
sans avoir l'air de trop reculer sur une réforme essentielle contenue
dans la loi sur l'autonomie des universités ?La ministre de
l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse, tente de rassurer les
universitaires mobilisés contre le décret qui modifie leur statut. Le
nouveau rôle alloué aux présidents d'université dans la gestion des
carrières et des services des enseignants-chercheurs est au coeur des
inquiétudes.
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Tout au long de la semaine, la ministre a inscrit à son agenda des
rencontres avec leurs représentants, notamment les juristes,
particulièrement opposés à la réforme. "Je ferai tout ce qu'il est
possible pour lever les interrogations et apaiser les doutes", a
affirmé Mme Pécresse mercredi 28 janvier lors de ses voeux.
Lundi 26 janvier, lors de la première journée de grève à l'appel de
deux syndicats, le Snesup-FSU, majoritaire, à gauche, et AutonomeSup,
classé à droite, une grande partie des grévistes étaient issus des
départements de droit et de sciences économiques, des disciplines peu
réputées pour leur activisme.
Face à cette fronde qui dépasse les clivages droite-gauche, la ministre
suit une voie étroite. Le syndicat majoritaire exige le retrait du
décret et de plusieurs réformes en cours ; tandis qu'une multitude
d'opposants demandent un sérieux toilettage du projet initial, quitte à
entamer l'esprit de la loi sur l'autonomie.
C'est le cas des propositions des représentants des juristes, reçus
lundi soir par la ministre. Ceux-ci défendent des aménagements de fond
sur les deux principaux points de crispation : la possibilité donnée
aux présidents d'université de "moduler" le temps de service des
enseignants, entre enseignement, recherche et tâches administratives et
celle de décider des promotions. Ils craignent l'arbitraire des
présidents, une hausse des heures d'enseignement et, plus largement,
une atteinte à l'indépendance de leur métier.
Les juristes plaident pour une vision très encadrée de la modulation de
service, qui deviendrait "exceptionnelle". "Nous demandons que tout
collègue bien évalué par le Conseil national des universités (CNU) ne
puisse pas se voir imposer par le président d'université une
augmentation de son temps d'enseignement", explique Paul-Henri
Antonmattei, président de la Conférence des doyens de droit. "En
revanche, dans le cadre de projets de recherche collectifs, certains
enseignants pourront être déchargés d'une partie de leurs heures
d'enseignement". Si une telle hypothèse était retenue, la modulation
deviendrait très marginale.
Autre dossier délicat : les promotions. Les juristes réclament qu'elles
se décident à partir d'une liste de personnes établie par le Conseil
national des universités, instance qui rassemble des universitaires
élus (souvent sur listes syndicales) et nommés, représentant chaque
discipline. Actuellement, la moitié des promotions se fait sur
proposition du CNU, et l'autre moitié sur celle du conseil
d'administration de l'université.
Le nouveau décret prévoyait de confier la totalité de ce pouvoir aux
universités. Revenir sur ce point donnerait un sérieux coup de canif au
principe de l'autonomie. Quelle stratégie va donc adopter la ministre,
alors qu'une coordination nationale de l'enseignement supérieur qui
rassemble des représentants de syndicats et des collectifs
d'universitaires, appelle à une grève nationale illimitée et
reconductible dans les universités à partir du 2 février ?
Le 15 janvier, Mme Pécresse avait apporté un certain nombre de
garanties, mais ces annonces n'avaient servi à rien. La mobilisation a
depuis pris de l'ampleur, les enseignants-chercheurs estimant que les
assurances données par la ministre étaient insuffisantes.
Catherine Rollot
Message reçu d'Arnaud Mercier:
Albert Fert signe ce 29 janvier avec trois autres scientifiques de
renom, un texte précis, argumenté, critiquant la politique actuelle
tant pour la recherche que pour l'Université. Le voici en pdf.
Téléchargement tribune_albert_fert_prix_nobel.pdf
De : "Jean-Baptiste Lanfranchi"
AG DES PERSONNELS ET ETUDIANTS LE 29/01 AMPHI ARENDT UFR SHA 12.30
Bonjour,
Le Collectif UPV-M, dont je fais parti, appelle à une AG demain à 12
heures 30 Amphi Arendt à l'UFR SHA. MERCI de diffuser LARGEMENT cette
information dans vos départements et UFR.
En fichier joint, vous trouverez toutes les informations utiles, soit le compte rendu de l'AG de mardi midi.
A demain !
Jean-Baptiste Lanfranchi
Universitaires en GREVE
S’inscrivant dans une vision solidaire, rassembleuse des salariés, étudiants, retraités, la journée de GREVE
GENERALE UNITAIRE et de manifestations de ce jeudi 29 janvier marque le refus par l’immense majorité de la
population d’endosser les responsabilités et de payer le prix de la crise économique qui s’installe dans le
monde.
Les universitaires ont toutes les raisons d’être activement présents dans la grève.
Ils sont salariés et mesurent les besoins en emplois laissés en jachère par des choix libéraux, ils vivent la réduction de leur
pouvoir d’achat et de la protection sociale.
Ils refusent les logiques de démantèlement (CNRS, INSERM, IRD,…), de concurrence et de mépris que met en œuvre ce
gouvernement dans le supérieur et la recherche.
La dynamique des appels à l’action rencontre un formidable succès.
Lundi 26, la grève a été suivie à plus de 60% dans les UFR Droit/Sciences Economiques.
Ce lundi encore, la Conférence Permanente du Conseil National des Universités (CP-CNU), réunie en assemblée générale, s'est
unanimement (moins une voix) prononcée pour le retrait du projet de décret portant sur les statuts des enseignants-chercheurs.
Elle appelle à la rétention, par les sections du CNU, des décisions de qualification de la seconde session.
Le SNESUP se félicite de cette unité exceptionnelle qu'il a contribué à forger dans les universités, dans les sections du CNU et,
autour de ses très nombreux élus, dans la CP-CNU. La ministre, deux fois désavouée, et le gouvernement doivent entendre les
revendications portées par la communauté universitaire, dans sa diversité disciplinaire. Sans aucune ambiguïté, les universitaires
ont récusé les modifications cosmétiques d'un texte de décret au fond inacceptable. L’autosatisfaction, voire le mépris, de
Sarkozy (discours du 22 janvier) et de Pécresse (dans Libération du 27) ne fait plus illusion. Loin d’une vision scientifique, ce n’est
même plus un plan de communication.
L’unité sur les revendications est claire
1) Retrait du décret statutaire concocté par V. Pécresse, maintien du CNU dans son rôle de gestion nationale des
carrières.
2) Retrait des lourdes modifications envisagées pour la formation et le recrutement des enseignants du premier et du
second degré, maintien des concours actuels en 2010, ouverture d’un vaste débat national public.
3) Suspension immédiate des 1030 suppressions d’emplois prévues au budget 2009 dans les universités et la recherche,
lancement d’un plan pluriannuel de recrutement au cœur d’un vrai « plan de relance ».
4) Défense de la recherche publique, de ses structures, des statuts de ses personnels odieusement dénigrés et démolis
par le président de la République.
Le SNESUP appelle à passer de la phase de grève administrative -maintenue- à la grève, avec l'objectif
de paralyser les universités, tous les établissements d’enseignement supérieur et de recherche le jeudi
29 et au-delà à partir du 2 février, en liaison avec l’appel de la coordination nationale, selon les réponses
apportées par le gouvernement.
à la date du 27 janvier 2009
Grève effective ou vote de grève : Paris 3, La Rochelle - UFR Droit–Gestion, Nancy 2 (journée banalisée le 27/1), Paris 7 - Institut
Charles V - UFR d'Etudes Anglophones, Paris 12 pour le lundi 2 février, Paris 13. IUT de Villetaneuse est en grève totale depuis
la semaine dernière ; Aix-Marseille 3, vote grève reconductible à compter du 2 février, Avignon, Franche Comté - section
d’Anglais, Rennes 1 - UFR Maths.
Décisions de Conseils : La Présidence de l'UPJV, Angers, Grenoble Stendhal, Lyon 1, Paris 3, Bordeaux 3 (3 conseils), Caen CA,
Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand CA, Grenoble 3 CA, Le Mans CEVU, Université du Maine Congrès, Montpellier 3 CA,
CS et CEVU, Paris 1 CA, Paris 3 CA, Paris 4 CA, Paris 8 CA, Paris 10 CA, Toulouse 2 congrès…
Refus de transmettre les maquettes de master (depuis décembre 2008), Dans toutes les académies, AG de départements et d’UFR ;
conseils de départements et d’UFR : Aix-Marseille 1, Aix-Marseille 2, Amiens, Arras, Avignon, Besançon, Bordeaux 3, Brest, Caen,
Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble 2, Grenoble 3, Le Havre, Le Mans, Grenoble 3, Le Havre, Lille 3, Limoges , Lorient, Lyon 2,
Lyon 3, Marne la Vallée, Metz, Montpellier 3, Nancy 2, Nantes, Nice, Orléans, Paris 1, Paris 4, Paris 7, Paris 8, Paris 10, Paris 12,
Paris 13, Pau, Reims, Rennes 1, Rennes 2, Rouen, St Etienne, Strasbourg, tours, Toulouse 2, Versailles St Quentin.
Rendez-vous parisien manifestation: cortège spécifique « enseignement supérieur recherche »
au départ de Jussieu à 14 heures jusqu'à Bastille pour rejoindre le cortège interprofessionnel.
En province, dispositifs analogues le plus souvent.
Syndicat National de l’Enseignement Supérieur – 78, rue du Faubourg Saint-Denis – 75010 – Paris
Tél. : 0144799610 – Fax : 0142462656 – Courriel : accueil@snesup.fr – Site web : www.snesup.fr
Numéro 53–27janvier 2009
dans Rue 89:
Le ministre du Budget, Eric Woerth, a posé une question pertinente, ce week-end, en se demandant si le recours à la grève était "la meilleure réponse" au moment où l'économie mondiale est en crise. Il y apporte, hélas, la mauvaise réponse.
Au début d'une semaine sociale très importante, qui culminera avec la journée de grèves et de manifestations de jeudi, la France se trouve dans une situation paradoxale. Comme Eric Woerth, on pourrait se dire que la crise étant mondiale et pas seulement française, à quoi bon manifester sur le pavé parisien ou toulousain: contre qui? pour quoi C'est la crise, mon bon Monsieur...
Pourtant, le sondage du Parisien ce week-end, révélait que 70% des Français se montraient "favorables" ou avaient "de la sympathie" pour ce mouvement du 29 janvier.
Un pourcentage qui va évidemment bien au-delà des clivages partisans de l'opinion française, et qui met en évidence un profond malaise et une exaspération sociale croissante auxquels le discours sur "la crise" ne suffit pas.
Un plan de relance insuffisant
Sept Français sur dix estiment, en soutenant ce mouvement, que la réponse apportée jusqu'ici à la crise ne les a pas convaincus. Certes, le gouvernement fera valoir que le plan de relance a besoin de plus de temps pour avoir de l'effet, et qu'il est trop tôt pour que l'impact des injections massives d'argent dans les économies des principaux pays fassent leur effet.
Mais il était visible d'entrée de jeu que le plan annoncé par Nicolas Sarkozy était insuffisant, et que d'autres mesures seront nécessaires.
Le problème est que les Français ont quelques raisons de ne pas faire confiance au gouvernement dans cette conjoncture difficile -pas plus d'ailleurs qu'ils n'ont été transportés d'enthousiasme par le contre-plan présenté par un PS qui a encore du chemin à faire pour offrir une alternative crédible.
Nicolas Sarkozy avait perdu, avant même d'achever sa première année à l'Elysée, toute crédibilité sur une valeur essentielle en temps de crise: le souci d'équité. Il a été perçu par l'opinion, y compris une partie de ses électeurs qui lui font défaut dans les sondages, comme le président des plus nantis. Et son coup de gueule de la semaine dernière pour forcer les patrons des banques françaises à renoncer à leurs bonus n'y change rien.
Le président de la République n'a pas réussi à convaincre les Français qu'il serait à la fois capable de piloter l'économie au coeur de la tempête, de traverser la crise en gérant équitablement la souffrance sociale qu'elle génère, et, peut-être surtout, qu'il était porteur d'un modèle de société adapté au monde de demain. Car il y a dans cette crise une dimension refondatrice, une opportunité, peut-être, à remodeler un système malade et inadapté.
Refonder le capitalisme: le poids des mots...
Et c'est non sans quelque agacement qu'on aura découvert l'interview du conseiller de Sarkozy Henri Guaino dans le Figaro, samedi, promettant de "refonder le capitalisme", et ressortant la "politique de civilisation" qui avait fait le bonheur des voeux présidentiels de 2008 pour disparaître aussi vite sans avoir jamais acquis la moindre consistance. On ne peut pas se gargariser de mots dans le contexte actuel.
Barack Obama a la chance paradoxale d'arriver aux commandes au moment où la crise est au plus fort aux Etats-Unis; mais, surtout, il a su susciter chez les Américains l'espoir quasi messianique que, oui, on va s'en sortir tous ensemble. Le messianisme n'est heureusement pas trop de mise de ce côté de l'Atlantique, on lui préfère la politique.
Mais la réponse politique, en France, est encore loin du compte. Alors il y a la rue pour se faire entendre, pour faire passer les messages, tous les messages. C'est le sens, aussi, de l'"Appel des appels", qui fédère les mécontentements sociaux de toutes les catégories touchées par des réformes de Sarkozy aux allures de casse sociale.
Jeudi, la France vivra donc à l'heure de la grève et des manifs; vendredi à l'appel de six médias dont Rue89, se tiendra une soirée sur la liberté d'information au théâtre du Châtelet à Paris; et samedi, les signataires de l'"Appel des appels" organisent une réunion de coordination.
Après? Chacun sera devant ses responsabilités, responsables des mouvements sociaux, partis politiques et gouvernement, à un moment grave. Mais sans doute faut-il en passer par là pour que le monde de demain ne soit pas le même qu'avant la crise, en encore moins bien...
Vérifié sur plusieurs sites ; info révélée au départ par le Canard Enchaîné
Sujet: Gratuité pour petit Louis (Sarkozy), scolarisé à Doha, capitale du Qatar… (Mais il n’est pas le seul concerné, hélas pour la bourse des Français !) :
Objet : Texte de Philippe Meirieu info de la FCPE, merci de la diffuser largement autour de vous.
Pendant que le gouvernement ratiboise les effectifs des profs, Sarkozy veut imposer une réforme géniale. Il a décidé d'offrir aux expatriés la gratuité des écoles et lycées français de l'étranger. Un cadeau sympa, non ?
> Sauf qu'il va surtout profiter aux plus aisés, et que l'addition, pour l'Etat, s'annonce carabinée.
> Ces écoles, très cotées étaient jusqu'à présent payantes. Certains lycées sont des établissements publics, d'autres, privés sous contrat. En tout 160 000 élèves y sont scolarisés, dont 80 000 français. Sous la tutelle du Quai d'Orsay, chaque établissement fixe assez librement ses tarifs et ça atteint des sommets:
> 5 500 euros l'année à Tokyo, 6 500 à Londres, 15 000 à New York et 17 000 euros -le record- à San Francisco.
> Au diable l'avarice!
> Pour les expatriés modestes, un système de bourses plutôt généreux est déjà en place.
> A New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 euros par an (pas vraiment le smic) pour décrocher 4 500 euros d'aide. Environ un quart des élèves français bénéficient d'une bourse. Mais pour le gouvernement, ce n'était pas assez !!
> Depuis l'an dernier et à la demande express de l'Elysée, l'Etat prend en charge l'intégralité des frais de scolarité des élèves français de terminale... quels que soient les revenus des parents. Plus besoin de bourse !
> A la rentrée de septembre, ce sera le tour des premières, puis des secondes l'an prochain, et ainsi de suite.
> " J'aurais pu commencer la gratuité par la maternelle", a expliqué Sarkozy, le 20 juin dernier, devant la communauté française d'Athènes.
> Mais j'ai préféré démarrer par l'année la plus chère pour que vous puissiez constater la générosité des pouvoirs publics français.
> " Encore merci !" Mais générosité pour qui ?
> A Londres, l'une des familles concernées par ce généreux cadeau déclare plus de 2 millions d'euros de revenus annuels.
> Et deux autres gagnent plus d'un million. Jusqu'alors, une partie du financement était assurée par des grandes entreprises françaises désireuses d'attirer leurs cadres vers l'étranger. Ces boites, comme Darty ou Auchan, rentrent déjà leur chéquier : pourquoi payer les frais de leurs expatriation si l'Etat régale ? Un coût qui fait boum Au Quai d'Orsay, l'Agence française de l'enseignement à l'étranger a simulé le coût de cette plaisanterie mais s'est bien gardé d'en publier le résultat.
> Lequel est tout de même tombé dans les palmes du "Canard". D'ici dix ans, appliquée du lycée jusqu'au CP ( sans parler de la maternelle), la gratuité coûterait à l'Etat la bagatelle de 713 millions d'euros par an ! Intenable ! La vraie priorité, c'est l'ouverture d nouveaux établissements, pas la gratuité.
> Mais pourquoi Nicolas Sarkozy s'est lancé la dedans ?
> Peut-être parce qu'il se sent personnellement concerné par la question :
> après avoir été annoncé à New York puis à Londres, petit Louis est finalement inscrit au lycée français de Doha... Et il va falloir payer !
> Auditionné par le Sénat à la fin juin, Bernard Kouchner n'a pas nié ces menus "inconvénients". Son cabinet songe d'ailleurs à couper la poire en deux : une gratuité partielle... mais toujours sans conditions de revenus. Sauf que, pour le moment, Sarko n'en veut pas. "Je tiens beaucoup à la gratuité", s'entête-t-il à chaque déclaration à l'étranger.
> Sans prendre le temps de préciser comment sera financée cette très généreuse gratuité
> Et ben voyons ! Certaines décisions semblent aller de soi alors qu'en France les mêmes se demandent si l'école maternelle gratuite (qui troue le budget de l'Etat) est vraiment indispensable aux 3 ans !!!
Ça
semblait un peu trop beau pour être vrai. « Nous avons le plaisir de
vous informer que Google France fêtera ses 10 années d’existence en
janvier 2009. A cette occasion, suite aux retombées économiques
formidables, engrangées, Google voudrait remercier les internautes,
sans qui, cette merveilleuse aventure n’aurait pas était
(sic) possible. »
« Google offrira donc pour 45 euros de matériel informatique à toutes les personnes qui feront suivre ce mail à au moins 10 contacts différents, avec la mention ‘Google a 10 ans’ en objet. »
Voilà le mail que certains d’entre nous ont récemment reçu à la rédaction. Vérification faite auprès de nos amis de Hoaxbuster, tout cela est bien évidemment une grossière rumeur, repérée par eux depuis plus d’un an. Explications.
Happy birthday Google. Pour fêter ça, Google distribue les bons d’achat contre du spam! Pour ceux qui y croiraient encore, en 2008, le premier avril tombera en janvier…
Les bénéfices engrangés par les grandes firmes liées au monde de l’informatique n’en finissent plus de susciter la convoitise des internautes. Après Microsoft et AOL qui distribuaient conjointement leur fortune (c’était en 2000!) c’est à présent au tour de Google France de faire de même pour célébrer ses dix années d’existence.
Le procédé est d’une simplicité désarmante: il vous suffit de transmettre un courrier électronique à tous vos contacts, et Google s’occupe du reste! Bien sûr, c’est du pipeau -franchement, qui pourrait croire que Google irait donner 45 euros de bons d’achat par e-mail envoyé à 10 contacts?
Soyons sérieux un instant:
Si l’on inspecte le message un peu plus en profondeur encore, on peut se rendre compte de quelques autres énormités. Ainsi:
Par conséquent, si vous recevez ce message, ne le transmettez pas à tout votre carnet d’adresses, mais donnez-lui la destination qu’il mérite : la corbeille.
Joël (Hoaxteam)
Les signataires du présent appel protestent énergiquement contre les
réformes en cours et leurs conséquences, déjà perceptibles et à venir,
sur l'enseignement supérieur et la recherche : réduction drastique des
emplois (ITA, IATOS, enseignants-chercheurs et chercheurs, ...),
utilisation des chaires CNRS/Université pour réduire les emplois
statutaires et accroître la précarité, réforme du statut des
enseignants-chercheurs menant à une détérioration de l'offre de
formation, affaiblissement des diverses instances nationales et
démantèlement à terme du CNRS, mastérisation des concours de
recrutement des enseignants du premier degré et du secondaire,
réduction des budgets de l'université et des organismes publics de
recherche, attribution des pleins pouvoirs aux présidents d'université
et affaiblissement des conseils universitaires (CS, CEVU notamment)...
Toutes
ces réformes procèdent de décisions unilatérales allant à l'encontre
d'une politique de recherche et d'enseignement de qualité.
Signez la pétition:
http://www.blogeducation.free.fr/index.php?petition=1
Deux ouvrages, aux Etats-Unis et en France, montrent les limites des efforts individuels, et prônent une rupture avec le capitalisme.

Sortir du capitalisme pour sauver la planète, c’est dans l’air des deux côtés de l’Atlantique. Mais là où les Américains prennent des précautions de sioux pour ne pas être accusés de communisme, les Français n’ont pas ces pudeurs: ils osent volontiers les mots "utopie", "coopérative" et autres "rapports de classe".
Deux auteurs, l’un français, l’autre états-unien, représentent ce courant qui a pris une ampleur inattendue avec l’emballement de la crise actuelle. Tous deux théorisent les fondations du nouveau monde nécessaire, qui ferait presque totalement table rase de l’actuel. Encore que l’Américain soit un peu moins radical, question de contexte historique sans doute.
Lire la suite sur rue 89
L'idée de cet article m'est venue en me retrouvant face à la 83e promotion des étudiants de l'ESJ de Lille. Un amphithéâtre de 56 étudiants avec seulement 13 pauvres garçons, faciles à compter au milieu de cette marée de filles.
A dire vrai, je me suis tout de suite demandé si l'autre moitié de l'humanité était bien en train de prendre le pouvoir par le savoir... Soulevez le sujet autour de vous et vous aurez droit à deux types de réaction :
J'avais un peu oublié la question, lorsque je suis tombé sur les décrets publiant les listes d'admission des candidats à l'Ecole nationale de la magistrature (ENM), l'un des grands temples de la méritocratie républicaine. Alors là, record battu. Vous ne devinerez jamais combien de futures magistrates sortiront de l'ENM dans trois ans?
Tous les professionnels du droit vous le diront: ces dernières années, les femmes ont massivement investi les tribunaux. La justice serait-elle une exception?
Ben non, en Arts Plastiques c'est pareil!
Marchiani, Coupat, Dray... un parfum de justice bananière
Le deuxième, Julien Dray, député PS, est au coeur d'un scandale qui éclate à un moment assez opportun. Il est soupçonné, à tort ou à raison, d'avoir reçu de l'argent sans contrepartie. Ce qui frappe c'est le timing des perquisitions dont il vient d'être l'objet. Peu auparavant, en pleine crise lycéenne, il avait publiquement jugé que "le syndrome grec" menaçait la France, propos jugés irresponsable par la secrétaire d'Etat à la Famille, Nadine Morano.
Le troisième s'appelle Jean-Charles Marchiani, c'est un pilier de l'UMP: condamné à trois ans ferme pour deux affaires différentes de corruption touchant à des marchés publics, l'ex-préfet doit comparaître dans un autre procès, celui de l'Angolagate.
Un des autres co-inculpés de l'Angolagate, Charles Pasqua, raconte benoîtement à la radio que, oui, il a plaidé la cause de Marchiani auprès du président de la République, dont il est par ailleurs le parrain en politique. Marchiani va sortir de prison, à demi-grâcié pour bonne conduite.
Le lien entre les trois affaires? Toutes sont imprégnées d'arrières pensées politiques. Et leur téléscopage vient souligner le peu de respect que le pouvoir actuel entretient à l'endroit de la justice.
Déjà, lorsque Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur, la Justice n'était pas son souci immédiat: seul comptait "le résultat" (le ministre avait même carrément outrepassé une décision de justice dans l'affaire du Teknival).
Pour Nicolas Sarkozy, les magistrats ne sont trop souvent que des freins à l'action de l'exécutif: dès son arrivée à l'Elysée, il s'en était ainsi pris à ceux de Seine-Saint Denis, les accusant de "démission" face à la délinquance... En revanche, lorsque la justice peut le servir, le Président n'hésite pas à la saisir, ce qui n'est guère conforme à une tradition républicaine qui veut que le chef de l'Etat évite les prétoires.
En matière de justice, la "rupture" est à l'oeuvre, mais au détriment de celle-ci. Au détriment, aussi, de la séparation des pouvoirs -et donc, hélas, de la démocratie.
Déclaration du Bureau National de SOS Racisme
Depuis vendredi dernier, une avalanche médiatique a gravement sali l’image et la réputation de SOS Racisme. Cette réalité est d’autant plus désagréable que ni SOS Racisme ni un quelconque de ses dirigeants ne se trouvent concernés par l’enquête préliminaire en cours.
Face aux amalgames entretenus par la présentation médiatique des faits, SOS Racisme tient à rappeler quelques vérités :
Premièrement, les comptes de SOS Racisme sont d’une transparence absolue. En effet, l’association, malgré un budget limité, est sans doute l’une des plus regardées par des contrôles extérieurs. Ainsi, SOS Racisme est sujette, du fait qu’elle perçoit des fonds publics, à des contrôles de la Cour des Comptes, dont le dernier remonte à 2003. En outre, SOS Racisme est tenue de disposer de comptes certifiés par un commissaire aux comptes après établissement de sa comptabilité par un cabinet d’expertise comptable. Enfin, SOS Racisme, depuis plus de 5 ans, est directement et régulièrement contrôlée par un contrôleur d’Etat détaché du Ministère des Finances.
Deuxièmement, au regard des amalgames visant à insinuer le doute, nous sommes tenus d’affirmer avec sérénité et fermeté que pas un centime d’euro reçu par l’association n’a été utilisé à des fins autres que la réalisation des actions antiracistes.
Les conclusions et les assimilations rapides de ces derniers jours sont d’autant plus révoltantes que la réalité de l’engagement antiraciste, ce sont des générations de jeunes militants qui, bien loin de s’enrichir dans leur combat, donnent de leur temps, de leur énergie mais aussi de leur argent en étant convaincus qu’il est utile de passer une partie de sa jeunesse à faire progresser le vivre ensemble dans notre pays.
SOS Racisme ose espérer que, dans les jours qui viennent, les médias rétabliront ces vérités en faisant preuve d’une rigueur qui n’a manifestement pas été la règle jusqu’à cet instant.
Piqué dans Rue89:
Avant d’entrer dans le vif du sujet, mes excuses: ça aurait dû être un sujet de novembre pour le salon du chocolat et bon, par une pirouette subtile, je transforme ça en sujet de Noël: le principe reste le même, c’est un moment où on mange du chocolat!
Si je vous en parle, c’est parce que le chocolat et moi on a quelques points communs. Notamment sur le sexe attribué: pour 53% des hommes, d’après un sondage du figaro.fr, s'il était sexué, le chocolat serait une femme (l’essentiel des hommes qui m’écrivent pensent que je suis une femme, au moins dans un premier temps) et pour 68% des femmes, le chocolat serait un homme (quoique beaucoup de femmes pensent que je suis des leurs).
Ce que je ne sais pas, c’est si 41% des femmes préfèrent lire Rue69 à faire l’amour? Parce que, toujours d’après le Figaro.fr, "41% des femmes considèrent que manger du chocolat leur procure plus de plaisir que faire l’amour". Analyse du Dr Panel:
"C'est visiblement un "vote de paille" fait parmi les lecteurs du Figaro (ils ne précisent pas leurs sources) et pas un sondage effectué sur un échantillon représentatif, donc les répondants sont déjà des gourmands de chocolat, probablement. Bref un sondage faux comme tout, mais anodin et mignon comme une friandise, fait pour amuser la galerie et faire parler du Salon du chocolat."
41% de ces lectrices pourvues de partenaires incompétents?
Mais du coup, le Dr Panel, a "une question absolument vitale à la lecture cette statistique":
"Faut-il se réjouir ou s'inquiéter de cette stat? Le chocolat mène-t-il vraiment à l'extase absolue, ou 41% des femmes -du moins des lectrices du Figaro Madame, si ce sont elles l'échantillon- sont-elles tout simplement quasi frigides (ou encore, pourvues de partenaires totalement incompétents)?"
Alors, j’ai posé la question au salon du chocolat et les réponses furent terribles, parce que 100% de mon échantillon non représentatif de filles abordées répondirent en chœur: "je préfère le chocolat au sexe" avec comme argumentaire, outre que le chocolat mène effectivement à l’extase, "le sexe faut trouver quelqu'un de valable alors que le chocolat on peut se faire ça toute seule aussi bien". Dr Panel s'interroge:
"Pourquoi faire choisir les interviewées entre les deux plaisirs (manger du chocolat ou faire l'amour)? Les deux peuvent être cumulatifs et simultanés."
Et oui, on peut faire des jeux sexuels avec du chocolat: entre les massages au chocolat, la peinture sur le corps mangeable, et mêmes les "gloss de corps au chocolat" qui est une crème brillante pour donner envie au partenaire de manger, il y a de quoi faire avec le chocolat érotique.
C’est ainsi qu’un jeune homme témoignait: "je peux passer ma journée avec des crèmes au chocolat" mais il n’a pas précisé s’il parlait de crèmes à étaler ou de crèmes à manger.
Le Dr Panel se demande surtout si c'est vrai seulement pour le chocolat?
"Moi par exemple, la confiture d'églantine me fait à peu près le même effet, je me damnerais pour un pot à manger rien que pour moi -au doigt, surtout sans pain, ça gâche tout."
Alors chocolat ou confiture d’églantine, à même le corps ou sur un support… joyeux noël!
Photo: épreuve de lutte dans le chocolat à Budapest en août 2007 (Laszlo Balogh/Reuters).
► Rectifié le 21/12 à 23h38. C'est Dr Panel, et non Camille, qui voue une passion pour la confiture d'églantine. Nos excuses aux intéressé(e)s.
Les cercles de silence, une nouvelle forme de protestation contre les expulsions et les centres de rétention. Reportage.
Depuis plus d'un an, des cercles de silence sont organisés dans de nombreuses villes en France. Une nouvelle forme de manifestation en soutien aux sans-papiers, d'inspiration religieuse, mais qui fait aussi référence au silence actif opposé à l’occupant allemand par une famille dans "Le Silence de la mer", de Vercors. (Voir la vidéo)
Cercle de silence à Marseille
Vidéo envoyée par rue89
http://www.rue89.com
Finalement Xavier Darcos, notre ministre d'hésitation nationale, a décidé de ne pas présenter le projet de loi sur les classes de seconde des lycées ce mardi. Sans doute sur un avis éclairé de notre omniprésident, les duettistes ont décidé d'être courageux à défaut d'être téméraire. Ils vont garder le projet bien au chaud en attendant un climat plus propice. En effet il y a risque que les manifestations des lycéens ne dégénèrent comme en Grèce, puis on se dirige doucement vers la nuit du Saint Sylvestre et son cortège des bagnoles brûlées...
Du coup on reprend le mot d'ordre de François Mitterrand: "laisser du temps au temps".
"Les services de Xavier Darcos ont annoncé, ce lundi matin, alors que le
ministre de l'Education nationale était en déplacement officiel en
Israël, que la réforme du lycée était repoussée. On savait que
l'entourage de Nicolas Sarkozy commençait à pousser Xavier Darcos à "se
donner du temps", alors que la contestation ne faiblissait pas, en
particulier chez les lycéens."
Pour lire la suite:http://www.rue89.com/2008/12/15/reforme-du-lycee-darcos-a-cede-quoiquil-en-ait-dit
Mais çette école ne devrait pas s'appeler comme ça! Pourquoi pas l'école paternelle pendant qu'on y est!
En tout cas voici l'appel d'Alice Gerdolle:
A méditer et agir.
IMPORTANT !!!!!
Vous tous qui avez des enfants en bas-âge, des enfants qui sont ados,
des enfants qui ont eux-mêmes des enfants maintenant, vous savez combien
l'école maternelle est un lieu vital d'épanouissement et d'éducation
pour les premières années de la vie. Tous les pays étrangers, qui n'ont
pour structures de petite enfance que des "Jardins d'enfants", garderies
municipales ou privées, nous envient notre école maternelle où la
pédagogie est adaptée à l'enfant dès la petite section.
Or pour des raisons d'économies budgétaires, le gouvernement français
menace de supprimer les petites et moyennes sections des écoles
maternelles au profit de garderies municipales ou privées, où les
enfants seraient sous la garde de personnels titulaires du CAP petite
Enfance (2 ans après le BEPC) et non plus encadrés par des enseignants
qualifiés (5 ans après le BAC). Ainsi on sacrifie les plus jeunes et
ensuite on criera à l'échec scolaire et social !
Alors pour défendre *l'école maternelle française publique, laïque et
gratuite pour tous*, signez la pétition mise en ligne par l'Association
Générale des Enseignants des Ecoles Maternelles (AGEEM) que vous
trouverez à l'adresse suivante :
*
http://marnesia.free.fr/phpPetitions/index.php?petition=2
Et il déchire vraiment trop! http://leclipquidechire.com/index2.shtml#
Un très bon article dans rue 89, avec des documents des époques différentes, sur des événements similaires. Pour lire le reste de l'article:http://www.rue89.com/2008/12/03/autonomes-et-sabotages-retour-sur-une-enquete-tres-mediatique
La libération de trois mis en examen dans l'affaire de la SNCF affaiblit la thèse de l'apparition d'un "terrorisme d'ultra-gauche" organisé.

Trois des cinq suspects de sabotage contre la SNCF ont été remis en liberté ce mardi. Benjamin, Gabrielle et Manon sont sortis après avoir passé trois semaines en prison. Ils avaient été mis en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".
Me Irène Terrel, avocate des trois suspects relâchés, a salué ce qu'elle présente comme "un désaveu radical de la procédure". Tout en parlant de "victoire relative" après trois semaines d'une enquête hypermédiatisée. Médias, police, justice: décryptage du rôle de chacun de ces acteurs dans la montée en puissance médiatique d'un "terrorisme ultra-gauchiste".
C'est un pays dans lequel la police peut débarquer chez le journaliste d'un quotidien, l'humilier devant ses enfants, l'insulter, le menotter, le déshabiller complètement au dépôt... A cause de quelques mots écrits dans ce journal qu'il a dirigé pendant quelques mois.
Ce pays, c'est la France de 2008.
L'affaire, hallucinante, est racontée par Libération. Vendredi matin, Vittorio de Filippis, journaliste à Libération, est réveillé à 6h40 par des coups frappés à la porte de sa maison.
Trois policiers lui disent qu'ils ont un mandat d’amener au TGI de Paris contre lui. "Habillez-vous, on vous emmène." Il proteste. "Vous, vous êtes pire que la racaille!", disent les policiers, devant son fils de 14 ans.
Il est emmené au commissariat du Raincy. Quel est le crime commis par le journaliste? On lui parle d'une affaire de diffamation à l'encontre de Xavier Niel, fondateur de Free, le fournisseur d'accès à Internet... Vittorio de Filippis a en effet été directeur de la publication de Libération pendant la période de transition July-Joffrin. A ce titre, il est responsable de tout ce que le journal a publié à cette époque...
Vittorio de Filippis demande la présence des avocats du journal. Réponse: "Ils ne seront pas là." Il doit vider ses poches, il est menotté dans le dos, direction Paris. Là, à la PJ, il doit de nouveau vider ses poches, et se déshabiller. On lui demande de baisser son slip, de se tourner et de tousser trois fois. La procédure... Il se rhabille. On lui a retiré ses lacets, sa ceinture, la batterie de son portable, ses papiers...
Il est poussé dans une cellule avec cafards et mites.
Deux heures plus tard, on lui redemande de se déshabiller complètement. Il baisse son slip, se tourne, tousse. Toujours menotté, il est escorté vers la juge Muriel Josié, vice-présidente du tribunal de grande instance de Paris. Elle lui signifie qu’elle l’a convoqué plusieurs fois par courrier dans le cadre de l’affaire Niel et qu’il a toujours été «injoignable» (il transmettait les convocations aux avocats du journal).
Le journaliste refuse de répondre à ses questions. Il est alors mis en examen pour diffamation, avant d'être relâché.
Ces méthodes, qui concernent un délit qui n'est même pas passible de prison, sont proprement inadmissibles, et Rue89 se joint à l'indignation de Libération et de ses personnels.
Il est indispensable qu'une enquête soit ouverte sur cette affaire, et que des sanctions soient prises contre les responsables de cette interpellation. C'est la première fois, semble-t-il, qu'un directeur de la publication fait ainsi l'objet d'un mandat d'amener pour un délit de presse.
Mais ce n'est pas la première fois que la liberté de la presse est bousculée depuis deux ans. Perquisition au Canard Enchaîné, garde à vue du journaliste Guillaume Dasquié, mises en examens à répétition... La liberté de la presse régresse en France: tous les démocrates devraient s'en alarmer.
Faut dire je n'osait pas trop y croire! On n'a donc pas à se coltiner Maccain et Palin! De temps en temps il y quand même des bonnes nouvelles! Déjà qu'on est obligé de se farcir Poutin, Berlusoni et Sarko...ça commençait à faire un peu beaucoup. Évidemment le problème étant que tout le monde va croire qu'il va changer les Etats Unis en deux semaines. Et qu'on risque d'être déçu. Mais la victoire d'Obama a surtout une valeur symbolique: on peut y arriver! La droite imbécile n'est pas une fatalité. Plantu a bien résumé la situation avec son dessin dans Le Monde d'aujourd'hui: avec ce qu'a laissé Double You, il y aura du boulot pour des années. Et attention que Double You ne fasse pas trop de dégâts d'ici janvier!
Bonjour les amis
Je vous envoie le texte (qui
a peur de Denis Robert?) que nous mettons en ligne en ce moment et qui a été
écrit et signé par cinquante personnes parmi lesquelles des politiques des
éditeurs, journalistes, producteurs, comédiens, humoristes, réalisateurs,
écrivains.
Merci de faire suivre et de donner le lien.
Bien à vous
Denis Robert.
Le lien: http://www.gopetition.com/
Pour lire la suite et signer la petition cliquez sur le lien.
Non, les médias ne protègent pas un Besancenot qui roule sur l'or
Par Rue89 | 30/10/2008 | 11H10
Apparu avant la dernière présidentielle, un texte dénigrant Olivier Besancenot fait de nouveau le tour de la Toile.
Besancenot en meeting à Marseille, le 13 avril 2007 (Jean-Paul Pelissier/Reuters).
A l'aube de la création du NPA (Nouveau parti anticapitaliste), sur des blogs, parmi les commentaires de sites d'informations, dans les boites mail, le texte intitulé "Ce bon petit facteur" s'immisce partout.
Un texte qui s'étonne en préambule du "peu de vagues autour de ce personnage" et regrette que "les médias soient si discrets". Avant de conclure :
"Tous ces faits sont strictement exacts, je vous incite à en parler autour de vous… Puisque la presse française oublie de faire son travail…"
Son travail, Rue89 a décidé de le faire. Sous chaque paragraphe du texte reproduit en italique, nous publions le résultat de notre enquête.
Lire la suite sur http://www.rue89.com
Un minimum de 7061 tonnes équivalent CO2: voici la quantité de gaz à
effet de serre rejetée dans l’atmosphère par Nicolas Sarkozy au cours
de ses déplacements officiels des onze derniers mois. C’est-à-dire
depuis la signature du « Grenelle de l’environnement », le 26 octobre
2007, en présence du prix Nobel de la paix Al Gore.
Ce chiffre, que révèle Terra Economica, c’est en quelque sorte le « train de vie écologique » ou le « coût écologique » des déplacements officiels de Nicolas Sarkozy. 7061 tonnes équivalent CO2 (dioxyde de carbone), c’est l’équivalent des émissions de gaz à effet de serre totales annuelles -transport, logement, nourriture...- de 1000 Français ordinaires, ou encore du village Monbazillac(Dordogne). Pour lire la suite: http://www.rue89.com
