Vernissage à deux vitesses au F.R.A.C.
Hier soir j’étais au vernissage de la nouvelle exposition « Les lendemain n’ont pas chanté ».
Personnellement je trouve l’expo assez insignifiante, mais je ne suis pas critique d’art, et mon avis en vaut d’autres.
Pourtant une innovation : elle ne concerne pas l’exposition en soi, mais le vernissage elle-même. Habituellement dans ce genre de vernissages, on sert un mousseux, cacahuètes, chips etc. le rituel habituel.
Au F.R.A.C. on a apparemment décidé d’innover : après les discours habituels on passe au mousseux habituel, mais comme seul « amuse-bouche » des bretzels qui s’approchent à mon avis dangereusement de leur date limite de vente. On se dit : normal, les budgets de la culture sont en régression, les F.R.A.C.’s sont pauvres…
Et pourtant, dans la cour il y a deux camionnettes de traiteur garées. Un traiteur pour servir des bretzels pas frais ? Étonnant, non ?
Pendant les discussions, une des hôtesses glisse des petits papiers discrètement dans des mains de certaines personnes. Quand le public devient plus clairsemé, le vernissage continue, mais à l’étage. Là on se retrouve entre gens de bonnes compagnie, les notables de la vie culturelle Messine. Les personnes ayant eu droit aux petits papiers distribués : Les happy few, comme on dit en bon français. Les happy few ont droit aux petits-fours et aux « vins fins ».
Le F.R.A.C. Lorraine a donc inventé le vernissage à deux vitesses, les bretzels pour le tiers-état et les petits-fours pour les personnes bien pensantes, digne de savourer des choses que le « peuple » ne saurait apprécier.
On est toujours d’avant-garde par rapport à quelque chose, n’est pas ?

C'est une attitude dégueulasse !
Rédigé par: Un étudiant en Licence. | 04/07/2008 at 20:37
Au Cube, il y avait des pains surprise, livrés par le traiteur, et du vin, pour tout le monde...
Faut dire, qu'il n'y avait pas tous ces gens...là!
ça vous apprendra!
Rédigé par: Francis | 05/07/2008 at 13:26
Enfin, il n'y avait pas tant de gens que ça. Mais je trouve que ces sont des pratiques pas très "digne" d'une institution républicaine. Quand ce sont des galeries privés on s'en fout, ils font ce qu'il veulent. Du coup on partage (selon quel principe?) le visiteurs en deux: ceux qui sont digne de faire partie du "club" et ceux qui n'y ont pas droit. C'est vraiment n'importe quoi!
Ce n'est pas une vengeance, car de part de mon statut je peux prétendre faire partie du "happy few", la belle affaire!
Rédigé par: peeters | 05/07/2008 at 13:39
QUELLE HONTE ! ca defend l'art mais c'estême pas capable de prouver que les rumeurs qui veulent l'art contemporain élitiste sont fausses...grosse grosse erreur de la part du staff du fracqu apparemmnt pète nettemet plus haut que son cul si vous me permettez !
Rédigé par: Ramdan | 05/07/2008 at 20:28
Oué de toutes façons c'est le Frac... On sait comment ils sont.
Rédigé par: un étudiant en Licence. | 05/07/2008 at 21:16