Le peuple qui manque, vendredi 16 mai.
GENRES : NORMES ET TRANSGRESSIONS
CYCLE DE FILMS ET SEMINAIRE / SAISON 2007/2008
La Maison Populaire de Montreuil et le Cinéma Le Méliès invitent cette année le peuple qui manque qui proposera et présentera d’octobre 2007 à mai 2008 un panorama de films rares, documentaires, vidéos d'artistes, cinéma d’avant-garde, retraçant une brève histoire du cinéma des corps et des identités, depuis les années 70, des mouvements de libération des femmes et d’affirmation des minorités sexuelles jusqu’au cinéma queer contemporain.
Dernière séance du cycle !
Panorama Queer
Maison Populaire de Montreuil
ENTREE LIBRE
Hybridation
des genres, machines, prothèses, identités cyborg, réappropriations
performatives, pornographie signent le devenir queer du cinéma
contemporain, repoussant, aux confins de la vidéo d’artiste et du
cinéma expérimental, les identifications binaires, les limites du
corps, du privé, de l’obscène. Le nouveau cinéma Queer documente aussi
la subculture voguing, les politiques Queer antimilitaristes et anti G8
et les représentations trans, depuis une position souvent revendiquée
comme collective, qui réfléchit au cadre éthique dans lequel
(auto)représenter ou témoigner d’« identités qui échappent à l’œil du
système ».
On
connaissait Hans Scheirl pour son film culte Dandy Dust, voici les
esquisses préparatoires en super 8 de toute beauté du cinéma
hermaphrodite et transgenre du duo viennois Scheirl & Pürrer, entre
cinéma actionniste, film trash, porno lesbien, qui décline déjà la
vitalité de son fantastique imaginaire corporel.
Pétris
d’une cosmogonie machinique et orgiastique, les rituels de Marcel.lí
Antúnez Roca, musicien, acteur et performeur fondateur du célèbre et
convulsif groupe catalan La Fura dels Baus, relèvent souvent d’un
mélange grotesque entre ordinateur, robot et matériaux biologiques, qui
questionne l’engendrement, le travestissement et l’identité.
Ruins
est la trace d’un long voyage à travers l’Europe de l’Ouest dans
différentes communautés queer autonomes. Les rencontres et les lieux
ont été l’occasion de réaliser les cinq parties qui constituent ce
projet artistique. Ni fiction ni documentaire, Ruins fouille les
systèmes de production d’image pour mettre à jour des identités qui
échappent à l’œil du système. « C’est à l’intérieur des ruines que se
trouvent nos objets, fragments de genre, pièces éparses de nos
histoires, des bouts de sexe, des images floues. Il fallait inventer
des scènes, des attitudes et des performances. Nous réapproprier.»
(Raphaël Vincent)
Ce
programme retrace également la formidable inventivité de la subculture
du voguing, danse de réappropriation issue des communautés gaies blacks
et latinos aux Etats Unis, avec les héroïnes cultes de Paris is burning
ou Tongues Untied (Willi Ninja Field, David Depino, David Spada, Kenny,
Kenny, etc.) mais aussi les luttes queer anti-militaristes et anti-G8
en Allemagne (Bombodrome), ou la poésie intimiste de James Diamond
(Mars Womb-Man) qui interroge avec force et mélancolie les
métamorphoses identitaires et le corps binaire comme lieu d’aliénation
sociale.
Raphaël Vincent & Ruins production, Let’s the sun shine, (2006, 8’)
Raphaël Vincent & Ruins production, Ruins (2004-2006, 23’)
Hans Scheirl & Ursula Pürrer, Body Building (1984, 3’)
Hans Scheirl & Ursula Pürrer, Gezacktes Rinnsal Schleight sich schamlos schenkel nässend an (1985, 4’)
Hans Scheirl & Ursula Pürrer, 1/2 Frösche Ficken Flink (1994-96, 17’)
Marcel.lí Antúnez Roca, Satèl•lits obscens. Comedia de los Excesos. (1996-1997, 16’)
LAS OTRAS FrauenLesbenFilmCollectif, Bombodrom (2007, 3')
James Diamond, Mars Womb-Man (2006, 12’)
Jack Walworth, David Bronstein & Dorothy Low, Voguing : the message (1989, 13’)
Programmation et textes: Kantuta Quiros & Aliocha Imhoff
Commentaires